Mon jardin secret de Pomerol
En tant que grand hospitalier de Pomerol, j'aime beaucoup me rendre sur place pour déguster les derniers millésimes. J'ai pour guide Denis Hervier qui soigne son asthme sur le plateau de Certan, où le 2010 s'annonce très réussi que ce soit en Vieux Château Certan ou en Certan de May. Autre temps fort, ma visite au Château La Croix où Marie Chabu et son frère Jean-François Janoueix jouent de la pipette pour une dégustation des 2010 savoureuse.
Nous débutons par La Croix Toulifault aimable dans ses rondeurs, puis poursuivons par un Clos des Litanies au toucher de tanin soyeux, caressant avec un fruité généreux.
Moins immédiat le Château La Croix se montre plus raffiné grâce à l'expression élégante de ses cabernets. Tout en devenir le Château Croix Saint=Georges démontre tout son potentiel.
La soirée se poursuit au Château Petit Village où d'un commun accord avec Serge Ley le directeur nous dégustons assis :
Le 2010 s'annonce le meilleur millésime de la propriété, annonçant en cela les gros progrès de ce domaine, perceptibles avec un 2008 bien enrobé, un 2009 profond et un 2007 épicé. Les 2006 ont de la tenue, et le 2005 démontre toute la sensualité du millésime.
Le 2004 plus en retrait semble décalé par rapport aux autres millésimes, il se réveille lorsqu'on lui présente une fricassée de homard breton et ris de veau aux chanterelles. Le plat est juste, iodé comme il faut, avec les accents paisibles des chanterelles, et le vin souligne tous les éléments du plat.
Sur le filet d'agneau rôti en croûte de pommes de terre, le 1986 est stupéfiant de fraîcheur et d'allonge et il poursuit la conversation jusqu'au fromage.
La mousse au chocolat en tube et sa compote de griotte sont ravis d'accueillir quelques traits de porto, mais avant d'aller me coucher je reviens sur la triade magique, les 2009, 2010 et 2008.
Ces millésimes sont encore en pleine forme, le lendemain matin pour le petit déjeuner.
Partie de truffe chez Bernard Janoueix
Il est midi plein, les quais de Libourne résonnent des accents de fin de matinée. A hauteur du 20 Quai du Priourat, des parfums de truffe noire du Périgord commencent à me chatouiller les narines. Il n'y a pas à se tromper, nous arrivons chez François et Bernard Janoueix. Ce dernier est un fou du diamant noir et il est allé spécialement au marché de Terrasson.
La pièce embaume la melanosporum, cela fait plaisir car la saison truffière est plutôt en dents de scie. Heureusement, Bernard Janoueix veille au grain, et il se tient au courant de la qualité de tous les marchés dans un rayon de 150 kms. Sa voix de stantor et sa poignée de main franche mettent tout de suite en confiance, mon ami Denis Hervier, grand trufficoteur devant l'éternel m'avait prévenu : " tu verras, c'est le pape de la truffe sur le Libournais et sa faconde communicative n'a pas d'égale".
A peine arrivé dans la salle de dégustation, j'ai droit à un toast de foie gras coiffé d'une lamelle de diamant noir et l'on me tend un verre de château Condat 2006, un Saint-Emilion grand cru qui fleure bon les fruits rouges et les épices. Avouez qu'il y a pire comme accueil.
Dans un recoin Pierre Sauvaget, chef français installé en Californie tranche de belles lamelles de truffe. Il est temps d'attaquer les Pomerol 2010, un Lévêché suave et caressant et un Lafleur Saint-Jean profond et soyeux.
Quelques tartines de truffe plus tard, on se glisse à table pour célébrer les vertus de saint-jacques cloutées de diamant noir, plat superbe pour ses textures, et sa complémentarité de saveurs. Il faut dire que Catherine Janoueix est une véritable master of truffes, et ses ris de veau cloutés à la melanosporum sont renversants. Sortent alors de leur carafe un Lévêché 2005 parfaitement abouti, un Lafleur Saint-Jean 2004 énergique,un Domaine Lafleur 2009 qui chantonne son origine pomerolaise.
Lorsque le Brie truffé arrive, tout le monde applaudit et le Forlouis, Montagne Saint-Emilion 2000 soulève le diamant noir. Chaque millésime est salué d'un claquement de langue, chacun a la sensation d'un plaisir s'ouvrant à l'infini.
La nuit arrive et le meilleur est déjà pris !
Etablissements FRANCOIS JANOUEIX
20, Quai du Priourat
33500 Libourne - France
Tel: +33 5.57.55.55.44
Fax: +33 5.57.51.83.70
vins@janoueixfrancois.com
http://www.janoueixfrancois.com/
Grand Tasting, Huiles, Truffes et Grands Crus
J'ai participé avec enthousiasme à l'atelier Truffes et Vins du Grand Tasting où j'ai présenté mon huile de noisette première pression à froid et mon huile de chanvre.
Le Grand Tasting est la plus grande manifestation de vins de qualité, elle se déroule chaque année, début décembre au Carrousel du Louvre à Paris et elle est magnifiquement organisée par toute l'équipe Bettane et Desseauve. Tout d'abord mon attention s'est portée sur tous les produits truffiers de Pierre Jean Pebeyre considéré à juste titre comme le Pape du diamant noir. D'entrée il nous sert un beurre à la truffe noire savoureux sur lequel Erwan Faiveley nous sert un de ses premiers crus de Puligny Montrachet très harmonieux, le Clos de la Garenne 2008, droit, citronné et énergique.
Puis suit un foie gras de canard généreusement truffé qui entre en composition avec trois crus très stylés : un Domaine de Chevalier rouge 1999 suave et caressant, un Phélan Ségur 2001 profond et subtil et un Grand Corbin Despagne 2001 aux accents de melanosporum très purs. Tous ces vins jouent leur partition et s'accomodent parfaitement de la situation.
En avant première Pierre Jean Pebeyre nous sort des truffes fraîches. Sur une petite tranche de pain, j'apporte l'onction d'une huile de noisette première pression à froid qui se retrouve coiffée d'une lamelle de truffe noire.
L'alliance est parfaite et lorsqu'il faut passer à la truffe blanche d'Alba, je suis dubitatif quand Denis Hervier qui anime cet atelier gourmet me demande l'onction d'une huile de chanvre aux accents d'artichaut et d'herbes fraîches. Et pourtant cela a de l'allure, l'huile tempère de la meilleure des façons la fougue ailliacée de cette perle du Piémont, cette première mondiale est une telle réussite qu'après la dégustation, un responsable du salon Slow Food de Turin me demande de venir reproduire cet accord en Italie.
Pourquoi j'aime le guide Bettane&Desseauve
Avec l’automne, les guides de vins fleurissent, et je choisis encore cette année, le Guide Bettane&Desseauve qui constitue pour moi une véritable bible.
En plus cette année il existe en version de poche et c'est très pratique. Comme pour les autres éditions, il convient de louer le sérieux de tous les dégustateurs, et du duo directorial, Michel Bettane et Thierry Desseauve qui sont toujours en avance pour découvrir les nouveaux talents et promouvoir les meilleurs domaines.
Je suis très heureux que l’homme de l’année soit en fait une femme, Christine Vernay, fille du Pape de Condrieu qui produit un Côteau de Vernon remarquable et une Côte Rôtie Maison Rouge suave et complexe. Je me souviens d’une journée délicieuse passée en sa compagnie; ce jour là, elle mettait en scène ses crus, qu’elle associait avec la cuisine de grand style d’Anne Sophie Pic. Les deux femmes sont d’excellentes amies et l’on sent chez elles une véritable connivence.
Elles se font fort d'établir des saveurs complices entre mets et vins. Parmi les autres promotions du guide, je salue celle de Thierry Germain, qui sur son domaine des Roches Neuves à Saumur-Champigny passe de 3 à 4 B&D (ce sont les étoiles du guide).
Lors de la sortie du guide qui se déroulait aux caves Legrand, j'ai fortement apprécié l'appellation vedette de l'année, Marsannay. Ce coin de Bourgogne proche de Gevrey Chambertin produit des vins de mieux en mieux constitués qui sont encore de bons rapport qualité/prix. Sylvain Pataille est le symbole de cette montée en puissance, avec des rosés de grande gastronomie, des blancs bien tendus et des rouges savoureux et épicés.
En Côte de Beaune, j'ai vibré pour le Corton Charlemagne de Bonneau du Martray, dont le 2009 est une splendeur d'équilibre entre la richesse et la tension. Les Puligny Folatières et Combettes du Domaine Sauzet donnent également une sacrée répartie. Ces domaines ont obtenu de justes promotions. Voilà un guide à consommer sans modération!
Le Chevalier servi
Pour les soirées de Vinexpo, mieux vaut jouer bien placé et avoir des voisins de qualité. Lors de la fête donnée à Bouscaut en l'honneur des Crus Classés de Pessac Leognan, j'ai beaucoup apprécié la personnalité d'Anne et Olivier Bernard du Domaine de Chevalier.
Ce couple que je n'avais vu que sur papier glacé est plein d'humour, de faconde et de subtilité; il ressemble à ses crus. Moi qui suis réservé sur les grands vins blancs de Bordeaux, j'ai été une nouvelle fois séduit par la juste tension du Chevalier 2008, ses accents d'agrumes et sa fin quasi cristalline.
Le 2005 servi à table se révèle plus en onctuosité,il lui faut des langoustines ou une volaille pour donner toute sa mesure. En rouge, le 2008 m'a également fait une excellente impression, grâce à son soyeux, ses tanins longs et tendus, c'est un grand classique et j'en ai acheté une caisse chez mon caviste préféré. Il mérite d'attendre, car lorsque l'on goûte le 1981 on mesure le potentiel d'un tel cru. J'ai dégusté deux bouteilles, la première ouvre sur un nez de cassis, d'épices et de sous bois, on retrouve tout cela dans une bouche à l'attaque soyeuse, les tanins sont bien corsetés et de très bonne longueur, seule une légère pointe métallique en fin de bouche tempère légèrement mon enthousiasme. La seconde bouteille ouverte par Olivier Bernard, affiche une autre dimension, il y a plus de chair et d'onctuosité et la finale sur la menthe et la truffe se révèle parfaite. C'est un très grand moment, d'autant que les vins sont commentés par les propriétaires.
G1 à Saint Emilion
Tous les châteaux des Premiers crus classés de Saint Emilion tiennent géographiquement dans un G; cette lettre symbolise le bon goût, celui que l'on retrouve à chaque dîner millésimes de collection. Cette année à l'occasion de Vinexpo, c'est Clos Fourtet qui dirige la manoeuvre du G1 avec en cuisine Jean Pierre Vigato, l'un des chefs les plus adulés du Tout Paris Gourmand. Le ballet des serveurs manoeuvre avec grâce dans la galerie des vins érigée pour la circonstance.
Pavie 2002, dense et épicé entame la soirée, suivi de l'onctueux Troplong Mondot 2000 et du racé Beauséjour Bécot 2000. Ce dernier à la fois soyeux, tendu, élégant et profond entre en composition avec des langoustines aux petits pois toutes en fraîcheur. La fougue de ce vin et sa tension sont nécessaires à l'accord. Lorsque l'Angélus 2000 carillonne dans mon verre, je sens sa plénitude et sa grande race. Je le déguste seul, car ce vin complet se suffit à lui-même.
Pavie Maquin 2000 n'est pas en reste, et son onctuosité truffée a du répondant. Je le bois avant le tartare de pomme de terre de l'Ile de Ré et son caviar d'Aquitaine,iodé à souhait. Autour d'une déclinaison de champignons, Magdelaine 1995, offre sa tension crayeuse, Figeac 1989 sa profondeur et Clos Fourtet 1989, sa gourmandise. Comme souvent lorsqu'on avance dans le temps, les bouteilles peuvent être inégales, j'ai beaucoup de chance car les flacons servis à ma table sont parfaits.
Préparé en deux cuissons, le boeuf reçoit l'onction d'un Trottevieille 1959 aux accents de Porto, avec quelques accents d'épices douces. Le Château La Gaffelière 1982 dans toute sa plénitude prolonge le plat et le Canon 1985 lui offre sa sensualité renversante. Sur le comté millésimé, le Bélair 2000 a de l'énergie et le Cheval Blanc 2000 de la percussion. Progressivement ces deux vins prennent de l'ampleur. Droiture bien enrobée sur le premier, satin sur le second, nous terminons en beauté. Cette soirée de fête de la musique est d'une grande harmonie et tous les premiers solistes de Saint Emilion jouent de la façon la plus juste. Superbe moment !
La Nouvelle Coupe des Crus Bourgeois
Un dimanche à Vinexpo avant d'être à la campagne, se doit d'être urbain, du côté du Palais des Congrès de Bordeaux pour la renaissance de la coupe des crus bourgeois. A la manoeuvre, il y a Jacques Dupont qui trempe sa plume régulièrement dans le tanin pour Le Point. Ce journal pilote la compétition qui renait de ses cendres,après un sommeil d'un peu plus de dix ans. Haut Marbuzet, Poujeaux, Sociando Mallet, Les Ormes de Pez, Pibran, Labégorce Zédé, Le Crock, y ont acquis un surcroit de gloire dans un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas déguster.
Depuis quelques mois, il y a de nouvelles règles, avec un cahier des charges stricte et une validation de cru bourgeois renouvelable chaque année. Premier millésime de cette nouvelle ère, le 2008 traduit cette nouvelle orientation. C'est lui qui est proposé pour cette coupe nouvelle formule excitante à souhait.
Dès 10h, dix tables de trois dégustateurs jaugent, goûtent et regoûtent à l'aveugle les châteaux engagés. Le profil se révèle souvent rigide et ingrat, car à mon sens un certain nombre de crus sont soit dans une phase de fermeture à double tour, soit manquent de maturité. En plus les tanins des 2008 ont tendance à durcir depuis début Juin.
Mes favoris, Le Crock, Paveil de Luze, Ségur de Cabanac, Fonbadet, Maucamps, Clauzet, Tour de Bessan, Tour de Mons, Les Ormes Sorbet, Caronne Sainte Gemme, ou Cap Léon Veyrin sont sur la défensive et les Haut Médoc se retrouvent massivement en finale.
Dans le jury, Les Anglo-Saxons qui ne sont que deux, optent pour les crus les plus boisés les plus chocolatés et les sept français privilégient l'élégance, la fraîcheur et les notes florales.
A ce petit jeu, c'est Devise d'Ardilley qui triomphe grâce à sa souplesse et son équilibre. Ce domaine créé en 1991, racheté en 2000 par un ingénieur en retraite passionné de vins s'affirme sur la scène tannique, glanant ainsi une coupe bien méritée. Le rapport qualité/prix est en plus évident !
Vinexpo
Vinexpo constitue pour moi une belle manifestation, car on peut voir évoluer de la meilleure des façons, l'un des secteurs clefs de notre commerce extérieur à travers la poignée de châteaux bordelais qui sont devenus des marques que le monde entier nous envie. Autour de ces références, je regarde avec attention les signes extérieurs de bien-être tannique, ce sont les développements de chais perceptibles avec les travaux sur le plateau Saint-Emilion Pomerol de Cheval Blanc, La Dominique, Le Pin et Petrus. Il y a de la grue pour se repérer...
Avant d'aller y voir de plus près, j'ai fait étape à Pomerol au Château Le Moulin. Ce cru de 2,5 ha me plait tout d'abord par son aspect familial. Son créateur Michel Querre est un pomerolais pur merlot. C'est lui qui a constitué ce cru en 1997, à partir de l'ex Château Vieux Cloquet.
Le terroir sablo-graveleux comprend 80% de merlot et 20% de cabernet franc. Adepte de la vinification parcellaire, Michel Querre vinifie les cinq parties du domaine dans de petites cuves coniques avec un soin méticuleux. Cela permet de produire un vin à la structure ample. J'apprécie beaucoup sa texture suave et caressante en même temps que sa fraîcheur et son élégance.
Le 2009 offre un nez de fruits noirs avec une touche de violette, l'attaque est dense, le tanin suave et très long avec un beau retour floral. Ce vin possède déjà beaucoup de charme.
Plus classique le 2008 mérite d'être carafé deux heures avant le service, il possède beaucoup de profondeur, une belle droiture et cette fin délicieusement menthée qui permet de retendre son verre.
Si le 2006 a du potentiel,
je bois volontiers aujourd'hui le 2005, ses accents de truffe noire et sa sensualité sont aujourd'hui irrésistibles.
Château Moulin Caresse

Le prestige de Montaigne qui met en forme "Les Essais" dans ce coin de Dordogne rejaillit aujourd'hui sur toute l'appellation de Montravel.
On est là à quelques encablures de la Gironde par son sous-sol, le vignoble prolonge les Côtes de Castillon et le Libournais, puisqu'il repose sur du calcaire à astéries, de ce fait, les meilleurs domaines peuvent rivaliser avec des crus plus prestigieux de Saint-Emilion.
Ma propriété préférée a un nom qui sonne bien et que l'on prononce avec le plus grand des plaisirs :
La réception, de Sylvie et Jean-François Deffarge y est toujours délicieuse.
Solaire, la voix enjouée, ils vous transmettent toute leur passion.
Tout ce dynamisme, ils le puisent dans leurs vignes qui couvrent d'ondulants côteaux. Sachant reconnaître les mailles du bohneur quotidien ils m'ont invité au jeu passionnant des alliances mets-vins. Ils rapprochent la ventrêche du Moulin Caresse blanc 2009 en guise d'apéritif. Sortant les crépinettes de canard fourrées au foie gras, ils les déposent comme des offrandes à côté d'huîtres du bassin d'Arcachon. le "Cent pour 100%" blanc 2008 tinte délicatement dans les verres. Ce vin séduit par ses arômes floraux et épicés. La bouche fraîche et minérale offre déjà une belle silhouette. Une petite pointe de citron sur l'huître permet de faire le lien entre le vin et la crépinette à hauteur du foie gras.
Le crépitement des flammes dans la cheminée rappelle que des grives suspendues par le col se dandinent devant la braise. Elles sont servies avec une sauce Périgueux au foie gras et aux truffes. A l'affût, quelques tanins de Montravel 2004 célèbrent le moment. La bouche est structurée et harmonieuse.
Comme le suggérait Montaigne :
"ON NE BOIT PAS, ON DONNE UN BAISER ET LE VIN VOUS CARESSE"
On peut dormir sur place car un gîte rural aménagé avec goût permet de prolonger ces moments gourmands. A la belle saison, on profite de la piscine et du chatoyant panorama sur la Dordogne.
De nouveaux crus bios

Dans l'ambiance zen, bien dans ses lignes de la nouvelle boutique qui touche l'huilerie, j'ai décidé d'élargir ma gamme de vins bios, suivant le résultat de mes dernières dégustations.

Je vous ai déjà parlé de mon attachement à toute la gamme des crus du domaine Vacheron, sur Sancerre,

j'ai dans le même esprit sélectionné les vins du Domaine des Roches Neuves sur Saumur Champigny. La simple cuvée domaine 2010, traduit tous les progrès qualitatifs enregistrés chez Thierry Germain. On apprécie, le fruit bien dégagé et la souplesse des tanins qui sont d'une grande harmonie.

Autre belle bouteille sur cette appellation, le Clos Cristal 2009 qui offre une belle densité en bouche avec de la réserve et un bon potentiel. C'est la propriété historique du Père Cristal qui était bien en palais avec le roi d'Angleterre et qui avait pour ami Clémenceau. Grâce à lui et à la famille Foucault, les Saumur Champigny se vendaient au début du XX ème siècle le prix d'un second cru classé de Bordeaux de type Cos d'Estournel.

En Chinon, j'ai choisi le Château La Bonnelière, avec des cuvées toujours bien équilibrées. Pour ma part je préfère La Chapelle qui est le vin le plus complet.

Sur Vouvray, je joue la carte du classicisme avec des domaines comme Vigneau- Chevreau et Pinon qui possèdent des vins qui évoluent parfaitement.

Autre propriété de qualité, Saint-André de Figuières s'affirme comme l'un des meilleurs crus de Provence, et cela dans les trois couleurs. Les vignes ont en moyenne 35 ans, ce qui est rare sur cette région, où les vieilles vignes ne sont pas légion. Les rosés ont un fruité pur, des flaveurs poivrés et surtout cette fraîcheur qui fait volontiers retendre son verre. Les blancs ont de la tension et de l'énergie, quant aux rouges, ils reflètent le terroir de Lalonde qui permet d'obtenir des vins concentrés et frais.














































